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Longtemps, l’Homme s’est contenté de prélever autour de lui les moyens de sa subsistance. Puis, il a découvert qu’il pouvait utiliser à son profit la force des animaux (préalablement domestiqués) celle des ruisseaux, celle du vent. Même en comptabilisant les feux de bois pour se chauffer, l’énergie utilisée dans ces activités était naturellement renouvelée et aucun équilibre n’était menacé.
Plus récemment, avec la machine à vapeur imaginée par Watt vers 1770, Il est passé à une autre échelle en termes d’énergie mise en jeu. Cette percée a permis un développement économique sans précédent et des bienfaits incontestables encore qu’inégalement partagés.
La contrepartie, qui n’était pas immédiatement perceptible, était une atteinte au milieu naturel, notre environnement. En s’en tenant aux effets directs, le tribut à payer portait sur plusieurs points :
- Le capital de ressources fossiles (charbon, gaz, pétrole) au point de départ du cycle, n’est pas renouvelé.
- Les sites de production, de transport, de transformation, d’utilisation (chantiers, usines…) perturbent les lieux où ils sont implantés (bruit, poussière…)
- A chaque étape et à l’extrémité du parcours, des résidus importants sont produits, des déchets solides ou liquides, plus ou moins encombrants et nocifs, (on y reviendra) et aussi des rejets gazeux facilement dispersés et négligés dans l’atmosphère.
Ce sont ces rejets qui nous préoccupent ici.
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